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Le Mal




Francisco Goya , Désastres de la guerre


Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ;
Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;

Tandis qu'une folie épouvantable, broie
Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ;
- Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie,
Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !...

-Il est un Dieu, qui rit aux nappes damassées
Des autels, à l'encens, aux grands calices d'or
;
Qui dans le bercement des hosannah s'endort,

Et se réveille, quand des mères, ramassées
Dans l'angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir .
 

Rimbaud, 1870

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L
Sedan ! Ce cher Rimbaud s'est converti à l'Islam, voilà ce qui nous reste à faire...<br /> <br /> :D
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L
Fantastique Rimbaud merci de ton<br /> com Terhpsy<br /> beau look n'est ce pas<br /> gros bisous<br /> Didier
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A
D'abord je suis heureux que tu nous fasses partager ce superbe texte... Je t'avoue que ce long silence m'inquiétait...<br /> Lire Rimbaud c'est toujours un voyage émouvant...<br /> Merci encore de nous l'avoir offert...<br /> Je t'embrasse
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T
Coucou......<br /> <br /> Rimbaud , une source inépuisable de découvertes.....
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V
En un poème aussi lyrique que du Hugo, voilà comment quelques mots nous donnent l'absolue horreur, absurdité, connerie (je pense aussi à Prévert) de la guerre. Et des humains arrivent encore à en défendre le prétexte. Ils ne doivent posséder ni imagination, ni sensibilité, ni empathie, tout ce qui nous permet de nous mettre à la place de l'autre, et que n'ont pas non plus les sérial killers ni les pédophiles, à ce qu'il paraît.<br /> <br /> Merci pour ce poème, que je ne connaissais pas.
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